Le Songe d’une Nuit d’Été, réécrit en mode « rock », c’est une aventure dans les recoins d’une ville qui ne dort jamais, où le béton se mêle à la brume, et où la réalité se tord comme une hallucination de fin de soirée
Tout commence par une virée dans un parc abandonné, où la nature a repris ses droits, entre les cabanes de chantier et les échos de guitares électriques qui résonnent dans le lointain.
Au centre de cette jungle urbaine, les fées ne sont plus ces créatures éthérées, mais des esprits insoumis qui manipulent la nuit, vêtus de costumes déstructurés.

Titania, la reine, règne sur un terrain en friche, abandonné aux échafaudages. Elle nargue « son » Obéron et sa vengeance est aussi froide que les barres de métal.
Oberon, lui, est le roi des ombres, une figure mystérieuse, glissant sur une passerelle de métal. Ses paroles sont des riffs déchaînés, des vers acides qui tranchent la nuit comme une lame bien aiguisée. Avec Puck, son acolyte, il manipule les rêves et brouille les sens, jouant des sorts comme on mixe des morceaux dans une soirée hard rock.
Puck, le lutin espiègle, court sur l’échafaudage, observant les humains égarés qui errent dans ce terrain abandonné, ces amants imprégnés de confusion, victimes des charmes d’un monde qui semble avoir perdu toute raison.
Ils sont là, les mortels, ces âmes perdues dans le tumulte de la ville, piégées entre les désirs et les illusions.
Lysandre et Démétrius sont deux rebelles, toujours à la poursuite d’un amour impossible, tandis que Hermia et Héléna courent après des ombres, des souvenirs d’une tendresse passée. Leur destin se joue sous les projos d’une nuit psychédélique.
Dans cette version du Songe, les fleurs magiques pourraient être remplacées par des pilules aux couleurs fluo, et les rêves sont aussi confus qu’un brouillard sous un réverbère. Mais l’amour, le chaos, et l’étrange magie des nuits d’été sont toujours là, se frayant un chemin à travers le vacarme d’une ville, comme un solo de guitare électrique qui déchire l’air.
Alors que l’aube se lève sur ce monde urbain, les personnages se réveillent, mais la frontière entre le rêve et la réalité reste floue. Comme après un concert sous adrénaline, tout semble à la fois plus intense et plus flou, une impression d’avoir vécu quelque chose d’indescriptible, entre l’éphémère et l’éternel.
Tout semble n’avoir été qu’un rêve étrange, une parenthèse enchantée dans un univers où la nature, même dans un décor urbain abandonné, reprend toujours ses droits.